Opération zero kabyle
Opération zero kabyle

TAMAZGHA (TAMURT) – Alors qu’hier encore ils déversaient sans gêne leur haine envers la Kabylie, en insultant ses braves hommes et femmes, et cela, sans être aucunement inquiétés par un régime qui les protège, des « politiciens » algériens se sentent subitement offusqués par le soutien du Maroc à l’autodétermination du peuple kabyle.

Ces « politiciens », qui ont choisi de se murer dans un silence assourdissant et complice lors de la tenue du congrès génocidaire de Mostaganem en été 2019, en présence de la gendarmerie algérienne, lequel congrès avait adopté l’opération « zéro kabyle », eux qui ne soufflent aucun mot sur l’actuelle répression féroce qui s’abat sur la Kabylie, mais qui s’en réjouissent, eux qui assument pleinement leur haine viscérale envers la Kabylie à travers des discours racistes, ils s’élèvent aujourd’hui pour vanter le soi-disant « attachement » de la Kabylie « à l’unité nationale » et évoquent même le rôle prépondérant de la Kabylie dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. L’hypocrisie de ces énergumènes et politicards sans scrupules, à l’instar de l’islamiste Abderezak Makri, Abdelkader Bengrina, le sénateur Abdelouahab Benzaïm, le raciste notoire Nourredine Khettal, et bien d’autres encore, car la liste est longue, est une fois de plus démasquée au grand jour.

Un exemple édifiant nous vient du leader du parti islamiste Hamas. Alors que son parti ne cesse de stigmatiser la Kabylie, s’était farouchement opposé à l’officialisation de la langue amazighe et à son enseignement, il ose aujourd’hui parler « des kabyles qui ont donné leur sang pour l’indépendance de l’Algérie », parce qu’un diplomate marocain a déclaré que « le vaillant peuple Kabyle mérite, plus que tout autre, de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination». Makri, dont le parti a participé aux dernières élections législatives, massivement boycottées par la Kabylie, évoque également Krim Belkacem et Abane Ramdane, lesquels ont été assassinés par l’armée algérienne des frontières, communément connue par le clan d’Oujda.

Pour sa part, le sénateur Benzaïm, qui cherche à se faire un nom en insultant la Kabylie, s’est soudainement souvenu que les kabyles, qu’il traitait de « zouaves », « ont défendu les frontières nationales de l’agression marocaine en 1963 ». Idem pour le sieur Bengrina, qui a honteusement qualifié la langue tamazight de « la chose » et la Kabylie de « dechra » ou « hizb frança », il prétend maintenant que la Kabylie « fait partie « du tissu social » de l’Algérie et que toute tentative de le diviser « est une déclaration de guerre ». C’est l’ironie du sort ! Il y a quelques jours seulement, ils souhaitaient la défaite de la JSK devant le club marocain du Raja Casablanca, et aujourd’hui, ils considèrent la Kabylie comme faisant partie de l’Algérie.

Toutefois, les kabyles ne sont pas dupes. Ils n’oublieront jamais vos insultes et votre haine que vous assumez publiquement et sans vergogne. Où vous étiez lorsque la gendarmerie algérienne assassinait les jeunes kabyles par des tirs de balles explosives ? Tout le monde sait que ce n’est pas l’amour pour la Kabylie qui vous fait réagir, mais des considérations et des manœuvres politiciennes mesquines.

Arezki Massi



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