Meziane Ourad
Meziane Ourad

KABYLIE (TAMURT) – Cette fois-ci, Said Sadi s’en est pris à l’un des plus compétents et honnêtes journaliste que la Kabylie ait enfanté : il s’agit du brillantissime Meziane Ourad, également militant de première heure du Mouvement Culturel Berbère.

Les ennemis de Sadi Sadi se font de ce fait, de plus en plus nombreux. Après Ferhat Mehenni, Nordine Ait Hamouda, Malika Matoub, Djamel Zenati, Hocine Ait Ahmed, Djamel Fardjellah, Aldjia Matoub, Mokrane Ait Larbi, etc., etc., cette fois-ci, l’ancien président du RCD (Rassemblement pour la culture et la Démocratie) a choisi de s’en prendre au journaliste Meziane Ourad. La réaction de Said Sadi est intervenue au lendemain d’un rappel d’événements ayant eu lieu dans les années 90 et dans lesquels Sadi était impliqué. Ces rappels ont été faits par le journaliste Meziane Ourad qui a vécu en direct ces événements, en sa qualité de journaliste-militant. Said Sadi répond à Meziane Ourad en écrivant : « Meziane Ourad vient lui aussi de rechuter en s’invitant au cercle des affabulateurs et on peut se demander s’il n’a pas été missionné. La réputation du personnage n’étant plus à faire, je ne réponds ici que pour ne pas laisser supposer que mon silence serait une esquive ou une gêne qui pourrait être exploitée dans le cadre de ce procès. Je m’en tiens aux données factuelles de ses élucubrations. L’homme convoque une mémoire bien abimée. Au moment où il m’attribue de fastueux déjeuners chez moi à Alger alors que j’étais détenu à la prison d’El Harrach, mon domicile où vivait ma famille, se trouvait à Tizi-Ouzou. Même son imagination lui joue des tours. Le Zorro aurait dévasté devant la direction du parti impuissante le siège du RCD qu’il situe à la rue du 19 mai, proche de la faculté centrale, parce que je lui aurais imposé dans son journal un communiqué du RCD qui dénoncerait la marche d’Aït Ahmed. La marche en question a eu lieu en 1990. A l’époque, le siège du RCD était situé à la rue Didouche Mourad ! Enfin, il assure que je l’aurais assidument fréquenté à Marseille. La seule fois où je l’ai rencontré, c’était en présence de son ami Belaïd Teksas dont chacun peut solliciter le témoignage. Il était dans une détresse sans fond. J’avais appelé une consœur qui devait lui prendre rendez-vous pour une consultation spécialisée. Ce qui fut fait ».

Comme on peut le constater, Sadi ne nie, à aucun moment, qu’il avait dénoncé la marche du MCB-commissions nationales (proche d’Ait Ahmed) qui a eu lieu à Alger le 25 janvier 1990. Bien au contraire, il confirme en précisant la date exacte de sa tenue. Il ne réfute pas, non plus, les autres faits mis en exergue par Meziane Ourad dans son intervention. Au lieu de cela, il s’attaque à la vie privée du brillant et très estimé journaliste Meziane Ourad. Une question se pose : qui sera la prochaine cible de Said Sadi ?

Idir Tirourda



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