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EXERCICES DE LA LANGUE KABYLE

 

 

 

 

Traduire les propositions suivantes en tenant compte des indications et du vocabulaire proposé. Les fractions de texte entre parenthèses sont des indications, il n’est pas nécessaire de les traduire.

La structure syntaxique par défaut est de type littéraire :

Adverbe (A) – Verbe (V) – Sujet (S) – COD – COI.

Elle peut changer en fonction des indications données.

 

 

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1. VERBE ET ADVERBE DE TEMPS (aspects et conjugaison)

 

Données :

 

Le verbe est considéré sous deux aspects : son effectivité et son extensivité.

L’effectivité, c’est le fait de savoir si ce que représente le verbe est effectué ou non au moment de l’énoncé ; par exemple, si on dit « je veux manger », « veux » est effectif, mais « manger » non effectif.

L’extensivité, c’est le fait de savoir si ce que représente le verbe a une durée dans le temps ou non ; par exemple, si on dit « je mange », c’est extensif, car on pourrait aussi bien dire « je suis en train de manger » ; alors que si on dit « je sais », c’est non extensif car on n’est pas en train de savoir, on sait ou bien on ne sait pas, c’est un état de fait ponctuel.

Ce qui nous donne le tableau suivant :

Extensif

Ponctuel

Effectif

Aoriste intensif

Prétérit

Non effectif

ad + Aoriste intensif

ad + Aoriste

Pour exprimer une habitude, on utilise l’Aoriste intensif.

Attention ! Au futur, la négation ne s’exprime pas par « ur + ad + Aoriste + ara », mais par « ur + Aoriste intensif + ara »

En fonction de tout cela, traduire les phrases suivantes :


a) En ce moment, je suis en train de marcher.

b) Autrefois, les gens savaient, aujourd’hui ils ne savent pas.

c) Tu as mangé du pain, tout à l’heure ?

d) Hier, nous étions en train de marcher, (lorsque ...)

e) Aujourd’hui, ils veulent venir (avec moi)

f) Chaque jour, il va dans la montagne.

g) (Quand tu arriveras), elle sera en train de marcher ...

h) Demain, vous ne viendrez pas (avec moi).

i) (Si je pouvais), je reviendrais au pays.

j) Ce jour là, nous irons dans la montagne.

 

a) Imira/tura leḥḥuγ

b) Zik ssnen medden, tura ur ssinen ara

c) Teččiḍ aγŗum sgelli ?

d) Iḍelli nleḥḥu, ...

e) Ass-a bγan ad ddun

f) Kul ass yettruḥu ar wedrar

g) ..., a tleḥḥu

h) Azekka ur teddum(t)

i) ..., ad uγaleγ ar tmurt

j) Ass-nni a nuḥ ar wedrar


Vocabulaire :

Les verbes sont donnés avec leurs radicaux (dans l’ordre Aoriste, Prétérit, Prétérit négatif, Aoriste intensif).

- marcher = lḥu, lḥi/lḥa, lḥi, leḥḥu

- savoir = isin, ssen, ssin, ttisin

- manger = ečč, ečči/ečča, ečči, tett

- vouloir = bγu, bγi/bγa, bγi, beγγu ( ?)

- venir (avec) = ddu, ddi/dda, ddi, ( ?)

- aller = ruḥ, ruḥ, ruḥ, ttruḥu

- revenir = uγal, uγal, uγal, ttuγal

- les gens = medden (invariable)

- le pain = aγaum

- la montagne = adrar (annexé = wedrar)

- le pays = tamurt (annexé = tmurt)

- à, vers = ar + nom annexé

- pour les adverbes de temps, se reporter au chapitre « Adverbes » du cours du site.

 

 

2. SUJET, VERBE, COD (état d’annexion, pluriel, possessif affixe, démonstratifs, genre)

 

La structure syntaxique littéraire est V – S – COD ; à l’oral, on utilise plus souvent la structure S, V – COD.

La différence, c’est que dans la structure littéraire le sujet est dans la même proposition que le verbe ; or le verbe conjugué inclut le véritable sujet (on pourrait se passer du nom, la phrase ne serait pas incomplète). Le nom que l’on qualifie faussement de « sujet » est donc un complément du verbe, il sert à préciser le sujet inclus dans ce dernier. Par conséquent, il est mis à l’état d’annexion.

Alors que dans la structure orale, il y a deux propositions séparées par une virgule. Le nom qui apparaît en premier sert toujours à préciser le sujet, mais il ne dépend plus du verbe. Il est alors mis à l’état libre.

Exemple : « Le vieux est parti » (littéraire) / « Le vieux, il est parti » (orale)

Par contre, quand le nom a une fonction de COD, il est toujours à l’état libre.

Traduire les phrases suivantes en respectant la structure :


a) Il a mangé du pain, le vieux.

b) Cet homme frappe (habituellement) sa femme.

c) Les jeunes, là-bas, ils cherchent ton chien.

d) (S’il n’y avait pas de clôture), les chacals attraperaient nos poules.

e) Notre chat voudrait boire de l’eau.

f) (D’habitude), les chats n’aiment pas le café.

g) C’est mon oncle qui a écrit la lettre (en question).

h) Les enfants, ils ne pourront pas manger le couscous (il y a du piment).

i) Les vieilles étaient en train de chercher les bœufs, lorsque celle que je connais revint à la maison.

j) Celui que je n’apprécie pas, qu’il aille dans les montagnes.

 

a) Amγaŗ, yečča aγŗum

b) Yekkat wergaz-a tameţţut-is

c) Imiyanen-inna, ttnadin aqjun-ik

d) ..., a ţţfen uccanen tiyuaḍ-nn(t)eγ

e) Yebγa wemcic-nn(t)eγ ad yessew aman

f) Ur ḥemmelen ara yemcac lqahwa (piège : ce n’est pas une habitude, mais une généralité)

g) D xali ig uran tabŗatt-nni

h) Igerdan, ur ttizmiren ad ččen seksu

i) Ttnadin temγaŗin izgaren, asmi tuγal tin i ssneγ ar wexxam

j) Win ur ḥemmleγ ara, xas iruḥ ar yedurar


Vocabulaire :

- frapper = wwet, wwet, wwit, kkat

- chercher = nadi, nudi/nuda, nudi, ttnadi

- attraper = ţţef, ţţef, ţţif, teţţef

- boire = sew, swi/swa, swi, tess

- aimer (apprécier) = ḥemmel, ḥemmel, ḥemmel, ttḥemmil

- écrire = aru, uri/ura, uri, ttaru

- pouvoir = izmir, zmer, zmir, ttizmir ( ?)

- le vieux = amγaŗ

- l’homme = argaz

- la femme = tameṭṭut

- le jeune = amẓiyan

- le chien = aqjun

- le chacal = uccen

- le coq = ayaẓiḍ

- le chat = amcic

- l’eau = aman

- le café = lqahwa

- l’oncle = xali

- la lettre = tabŗatt

- les enfants = igerdan

- le couscous = seksu

- le boeuf = azger

- la maison = axxam


Pour les pluriels et les états annexés, se fier à son instinct. Pour les démonstratifs et les possessifs affixes, se reporter aux chapitres correspondants dans le cours du site.


3. SUJET, VERBE, COD, COI (Annexion, pluriel, etc..)

 

Pareil que précédemment, avec deux nouveautés : le « i » qui signifie « à », « pour », et le nom qui, en tant que complément indirect, est annexé systématiquement.

Modèles :

- « la jeune fille a donné de la viande à son chat » = « tefka teqcict aksum i wemcic-is » (litt.)

- « la jeune fille, elle a donné de la viande à son chat » = « Taqcict, tefka aksum i wemcic-is » (oral)

Traduire les phrases suivantes :


a) Les jeunes filles peuvent écrire une lettre à leur fiancé.

b) Les vieilles racontent toujours leur vie aux jeunes.

c) Vous indiquerez le village aux étrangers.

d) L’homme (en question) demanda un âne à son camarade.

e) Tu achèteras du café pour ta grand-mère.

f) De nos jours, les jeunes hommes ne donnent pas d’argent à leurs parents.

g) Moi, je demanderai de l’argent à mon frère.

h) Nous étions en train d’écrire une lettre à ton neveu, (lorsque ...)

i) Autrefois, les gens ne voulaient pas donner leur sang pour leur pays.

j) Quand j’étais en Algérie, j’ai acheté un dromadaire pour ma sœur.

 

a) Zemrent tullas/teqcicin ad arunt yiwet (n) tebŗatt i yislan nnsent (nom annexé quand précédé par un chiffre/nombre)

b) Kullas ḥekkunt temγaŗin ddunit-nnsent i yimẓiyanen

c) A temlem(t) taddart i yibŗaniyen

d) Yesuter wergaz-nni yiwen weγyul i umeddakul-is

e) A taγeḍ lqahwa i setti/jidda-k(m)

f) Ussan-a ur ttaken ara werrac idrimen i yemawlan-nnsen

g) Nekk, ad sutreγ idrimen i gma

h) Nettaru yiwet tebŗatt i weyyaw-ik, ...

i) Zik ur bγan medden ad fken idammen-nnsen i tmurt-nnsen

j) Mi lliγ di Lẓẓayer, uγeγ yiwen welγ°em i weltma


Vocabulaire :

- raconter = ḥku, ḥki/ḥka, ḥki, ḥekku

- indiquer = mel, mli/mla, mli, ( ?)

- demander (un bien, un service) = suter, suter, suter, sutur

- acheter = aγ, uγ, uγ, ttaγ

- donner = efk, fki/fka, fki, ttak

- les jeunes filles = tullas/taqcicin

- le fiancé/marié = isli

- la vie, l’existence = ddunit

- le village = taddart

- l’étranger = abŗani

- l’âne = aγyul

- le camarade = ameddakul

- la grand-mère = setti/jidda

- les jeunes hommes = arrac

- l’argent, les sous = idrimen

- les parents = imawlan

- le frère = gma

- le neveu = ayyaw

- le sang = idammen (invariable, comme « aman »)

- l’Algérie = Ledzayer

- le dromadaire = alγ°em

 

 

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