Le Hirak à Bgayet, 22 02 2021
Le Hirak à Bgayet, 22 02 2021

BGAYET (TAMURT) – Comme il fallait s’y attendre, la marche organisée ce lundi matin, dans la ville de Bgayet, pour commémorer le 2e anniversaire du Hirak n’a pas drainé « la foule des grands jours ». On est loin du « raz-de-marée humain » ou de « la foule compacte » comme ce fut le cas au début de ce mouvement, avant qu’il s’essouffle progressivement.

En dehors de la Kabylie, même dans les grandes villes de l’Algérie, la mobilisation était timide à l’occasion du 2e anniversaire du Hirak, comparativement aux premiers mois de la contestation. En tous les cas, on est très loin de la marche « millionnaire » (massira millioniya), terme inventé par la presse arabophone algérienne pour qualifier « l’ampleur » des marches du Hirak. Que signifie cette rentrée ratée des hirakistes ? Est-ce le début de la fin de ce mouvement, qui ne séduit plus les grandes foules comme avant ? Quelle conclusion peut en tirer ce qui reste des kabyles qui croient encore à ce Hirak ? Se laissent-ils encore bercer et berner par l’espoir d’éventuels « profonds changements » pouvant se produire dans une Algérie bâtie sur le mythe arabo-islamique et dans lequel se complaisent la majorité des algériens ? L’Algérie se dotera prochainement d’un nouveau parlement.

Même si la Kabylie boycottera certainement cette élection législative, tout le monde sait qu’un parlement sera élu et la vie reprendra son cours normal en Algérie. Seuls les kabyles hirakistes, qui continuent à gaspiller leur temps et leur énergie dans ce mouvement incertain seront les plus perdants. Pourtant, une alternative existe et s’offre à eux. Leur profonde aspiration à un Etat de droit et à vivre dans une véritable démocratie peut être satisfaite dans le cadre d’un Etat Kabyle indépendant et souverain.

A. M.

Article PrécédentBoukhelifa : Disparition de deux jeunes pêcheurs au large d’El Maghra



Source link