Coronavirus à Tizi Ouzou
Coronavirus à Tizi Ouzou

KABYLIE (TAMURT) – Désormais, la psychose s’est installée dans le département de Tizi Ouzou depuis une dizaine de jours et elle s’est exacerbée pendant les dernières 48 heures avec la mort simultanée de plusieurs dizaines de personnes dans les quatre coins de la région.

C’est la première fois qu’une telle peur-panique s’empare à ce point des citoyens de Tizi Ouzou depuis le début de la pandémie en mars 2020. C’est la première fois aussi que l’on enregistre un degré élevé de prise de conscience de la part de la population laquelle, il faut l’avouer, a pris du temps pour prendre au sérieux la maladie de la covid-19. Mais il faut dire aussi que cette attitude était somme toute justifiée. Car jusqu’à un passé très récent, la situation était loin d’être aussi alarmante et inquiétante qu’elle ne l’est aujourd’hui. La majorité écrasante des personnes qui contractaient le coronavirus n’en étaient que légèrement affectées, avec des symptômes légers. Seule une partie infime en décédait et il s’agissait dans la quasi-totalité des cas de personnes âgées et ayant souvent plusieurs maladies chroniques.

Mais depuis l’arrivée de la troisième vague, les choses se présentent autrement. Des personnes de plus en plus jeunes sont affectées et décèdent au bout de quelques jours après avoir contracté le coronavirus. Des médecins au CHU de Tizi Ouzou ont révélé que des jeunes de 20 et 30 ans sont décédés cette dernière semaine à Tizi Ouzou suite à leur contamination par le variant Delta du coronavirus qui est extrêmement virulent selon les mêmes sources. Plus de 500 malades sont actuellement hospitalisés à Tizi Ouzou et il s’agit dans tous les cas de patients présentant des formes sévères de la covid-19.

Les structures de santé sont dépassées et ce, depuis la première fois en une année et demie. La seule façon d’arrêter cette escalade qui pourrait se muer en hécatombe, reste l’observation stricte des mesures barrières et principalement le port de la bavette et la distanciation sociale. En attendant, la psychose continue de régner partout à Tizi Ouzou.

Idir Tirourda

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