Les responsables du Parc national du Djurdjura (PND) dans la wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie, ont lancé un appel à l’arrêt du braconnage dans cette aire protégée. L’objectif de la démarche est la sauvegarde de la faune locale qui compte certaines espèces en voie de disparition. 

Mehdi Abdelaziz, responsable du secteur de Tala-Guilef, a dénoncé, dans une déclaration à Algérie presse service (APS), le phénomène du braconnage, constaté ces derniers jours à différents endroits du Parc national du Djurdjura (PND). Il indique que le personnel et les moyens réduits empêchent d’assurer la couverture de la vaste superficie de l’endroit. Le responsable explique que le PND est une zone protégée, où « la chasse est strictement interdite ». « Nous sommes en période de reproduction de plusieurs espèces… la période de la chasse est fermée depuis la mi-janvier », tient-il à préciser.

Dans le même contexte, Mehdi Abdelaziz rappelle que plusieurs espèces ont disparu en raison du braconnage, citant l’exemple du mouflon à manchettes, dont l’extinction a été provoquée par la chasse illégale. Notons que le PND recèle 138 espèces d’oiseaux, 23 espèces de rapaces, 18 diurnes, 30 espèces de mammifères, dont 5 ont disparu, à l’exemple du lion de l’Atlas, 231 espèces d’insectes et 20 espèces de reptiles.

Par ailleurs, le même responsable déplore le comportement « inélégant de certains randonneurs qui ne se soucient pas de la salubrité des lieux ». Il révèle, à ce propos, que pas moins de 70 tonnes de déchets ont été collectées dans deux grandes opérations de nettoyage en juillet et septembre dernier. Il met, à l’occasion, en garde contre les dangers qu’encourent les randonneurs « Même si aucune perte humaine n’a été enregistrée, plusieurs blessés ont été secourus ces derniers temps, dont certains in extremis, à cause du relief et des conditions d’accès très difficiles », avertit-il.

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