La galerie d’art Ezzou’art abrite, jusqu’au 4 mars, une exposition de peinture intitulée «Once Upon a Time», réalisée par l’artiste
Nadia Cherrak.

Lumière sur cette exposition riche en couleurs alliant musicalité et symboles berbères.

Née durant le confinement, l’exposition d’une trentaine d’œuvres intitulé «Once Upon a Time» visible à la galerie Ezzou’Art ravira plus d’un. En effet, les œuvres de l’artiste plasticienne Nadia Cherrak sont à la fois composées d’une palette couleur infinie, mais aussi de symboles berbères revisités avec une touche de musicalité.

Du cuivre à la toile, en passant par le verre, le métal, le plexiglas et la céramique, Nadia Cherrak nous offre une collection d’œuvres des plus originales les unes que les autres utilisant tantôt de l’aquarelle tantôt de la résine. Dès l’entrée de la galerie Ezzou’Art, les toiles de l’artiste dévoilent immédiatement sa passion pour les couleurs vives.

De plus, il vous est sans doute impossible de passer à côté des tons bleutés présents dans la quasi-totalité des toiles. Cependant, d’autres symboles sont tout aussi percevables. Parmi ses œuvres exposées, nous pouvons rencontrer de nombreuses aquarelles dans lesquelles sont représentées des instruments de musique.

L’artiste nous explique qu’il y a de la musicalité dans sa peinture. «Au lieu de m’exprimer sur scène, j’arrive à m’exprimer sur la toile», nous confie-t-elle. Un thème fort présent malgré elle, car il s’agit des inspirations de sa première passion, la danse classique. «Représenter la musique dans mes toiles m’est venu spontanément, car mes premiers pas dans l’art étaient dans la danse classique. J’avais cette envie de pouvoir intégrer le son musical en mouvement sur une surface picturale», raconte l’artiste Nadia Cherrak.

En effet, avant de s’adonner pleinement à l’art visuel, Nadia Cherrak était une mordue de danse classique qu’elle a d’ailleurs pratiquée jusqu’à son adolescence. Par la suite, elle a dû mettre de côté cette passion pour se consacrer à ses études. Après l’obtention de son diplôme en science économiques, elle intègre la Banque extérieure d’Algérie (BEA) qu’elle quitte quatre ans après pour élever ses enfants. Toutefois, ses passions pour les arts n’a jamais quitté ses pensées l’a poussant tout d’abord à faire des petites formations en peinture sur soie. Elle rejoint par la suite la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou pour faire des ateliers de peinture.

D’ailleurs, ses enseignants décèlent en elle un véritable potentiel dans le domaine de l’abstrait et du semi-figuratif. Un lieu qu’aujourd’hui, elle ne quittera pour rien au monde.

Berbère

Aujourd’hui, elle explore différents styles artistiques, et ne peut en choisir un pour s’en spécialiser. Durant sa carrière artistique, Nadia s’est adonnée à l’abstraction géométrique, au lyrique, au portrait, au cubisme, au surréalisme, à l’imaginaire, à différentes formes et courbes, mais aussi à la symbolique berbère de notre patrimoine qui est très vaste.

D’ailleurs, ce dernier est l’un des thèmes qui revient également dans ses œuvres. Vous pouvez observer de nombreux symboles où chacun d’entre eux possède une signification. Son objectif était de revisiter notre patrimoine à travers l’art visuel en donnant une nouvelle dimension à ces symboles. «J’ai eu le coup de foudre pour ces symboles, lors de l’un de mes voyages dans le village Adalkayat, classé patrimoine national», explique l’artiste.

Avec de nombreuses recherches, Nadia a fait en sorte de ramener les symboles dans les arts plastiques afin qu’ils soient dans ses œuvres d’art. Le plus difficile dans son travail de recherche a été la signification des symboles, car selon l’artiste, il n’y avait pas suffisamment d’ouvrages les décrivant. Il y avait également plusieurs contradictions dans les récits des écrivains et de certains chercheurs. Toutefois, ses réponses, elle a pu les trouver chez les Pères blancs ainsi que dans les témoignages de gens.

Par ailleurs, l’artiste possède une galerie d’art intitulé «Once» qui existe depuis 2006 et qui lui fait office d’atelier pour réaliser ses œuvres. A son actif, plus de deux cent expositions individuelles et collectives, que ce soit à l’échelle nationale ou à l’international, notamment à Paris, Marseille, au Koweït, et pour la dernière organisée à la galerie Racim, en 2012.

Evadez-vous dans l’exposition «Once Upon a Time» de Nadia Cherrak à la galerie Ezzou’Art réalisée dans un parfait équilibre entre la musique et les symboles de notre histoire, et ce, jusqu’à 4 mars prochain.


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