Le Front des forces socialistes (FFS) n’est pas un grand participationniste aux élections législatives. Depuis l’avènement du pluralisme politique en Algérie, suite aux événements d’Octobre 1988, qui ont mis un terme au système du parti unique, la formation politique fondée par feu Hocine Aït Ahmed n’a pris part qu’à quatre élections.

Sa première participation a eu lieu aux législatives de 1992, où il était arrivé troisième avec 15 sièges au premier tour de ce scrutin, dont les résultats ont été annulés suite à l’arrêt du processus électoral. Le FFS a pris également part aux législatives de 1997, où il a arraché 21 sièges.

Il a ainsi siégé dans la première Assemblée pluraliste depuis l’indépendance du pays. Suite aux événements du Printemps noir en Kabylie en 2001 et l’assassinant de 126 jeunes, le parti avait boycotté les législatives de 2002.

Même décision en 2007. A l’époque, rappelons-le, le leader du parti, Hocine Aït Ahmed, avait qualifié la participation aux législatives de «mariage de jouissance avec le régime». Il a fallu attendre 2012 pour voir les députés du FFS renouer avec les travées de l’Assemblée populaire nationale. Une décision surprenante à l’époque.

Pour la justifier, la direction du parti avait évoqué une «participation tactique» que personne n’a pas pu comprendre jusqu’à aujourd’hui. Il a gagné 26 sièges. Sur la même lancée, le parti a également participé aux législatives de 2017, mais avec un résultat décevant pour ses militants, puisqu’il n’a arraché que 14 sièges.

Le mandat n’est pas mené à son terme en raison de la dissolution de l’APN et l’organisation de législatives anticipées, prévue pour le 12 juin prochain.

Après une polémique qui aura duré plusieurs semaines, jalonnées de soupçons autour d’une volonté de certains membres de l’actuelle direction de «normaliser» le parti, le conseil national du FFS a finalement tranché pour le rejet de cette élection. 


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