L’homme d’affaires et patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, est revenu, dimanche 10 janvier, sur son projet d’usine de trituration des graines oléagineuses, à Bejaïa. Mort-né il y a trois ans, ce projet pouvait injecter d’importantes entrées d’argent au Trésor public, a-t-il soutenu lors d’une journée d’information sur la loi de Finances 2021. 

« Nous avons fait des investissements importants dans la trituration des graines oléagineuses pour faire passer notre pays du stade d’importateur à celui d’exportateur. On pouvait faire bénéficier notre pays de 2 250 milliards de dollars. Non seulement pour le besoin du marché national, mais aussi pour dégager l’excédent à l’export pour 750 millions de dollars », a-t-il déclaré.

« Mais malheureusement, ajoute-t-il, il y a trois ans, on nous a interdit de décharger nos équipements au port de Bejaïa. Ce qui est encore regrettable, c’est que ça perdure jusqu’à maintenant ».

Un blocage qui remonte à 2017

Pour rappel, cette affaire remonte à l’été 2017 lorsque la direction du port de Bejaïa, en Kabylie, avait procédé au blocage d’un matériel destiné pour la réalisation du projet de trituration des graines oléagineuses. Un blocage qui a longtemps fait polémique.

« Pour ce type de matériel, l’interdiction d’admission est toujours en vigueur. Ce sont les pouvoirs publics qui donnent l’autorisation, dont le ministère de l’Industrie et celui du Transport. Le port est un instrument », se défendait, de son côté, la direction portuaire de Bejaïa. Une justification réfutée Cevital et son patron Issad Rebrab, affirmant que « l’importation n’est soumise à aucune autorisation de ce type ».

Pour rappel, l’homme d’affaires et son entreprise avaient bénéficié d’un large soutien populaire en Algérie au lendemain de ce blocage. Des actions de rue étaient organisées régulièrement, notamment par les travailleurs du groupe privé, « pour dénoncer ce blocage et réclamer la libération de ce matériel ». Mais en vain.



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