On assiste depuis quelques jours à une véritable guerre de clans au sein de la JS Kabylie. Les dirigeants s’entre-déchirent, et ce, au grand dam de nombreux supporteurs du club qui assistent impuissants à une situation qui froisse, on ne peut mieux, l’image de marque de la prestigieuse formation kabyle.

Le linge sale de la maison des Canaris se lave sur la place publique. C’est là une évidence. Les “chefs” partagés dans leur vision de choses, s’attaquent mutuellement sur les plateaux de différentes chaînes de télévision et autres canaux.

En effet, certains dirigeants soutiennent le président Cherif Mellal, alors que d’autres ne veulent plus de lui, à la tête du club du Djurdjura. Mais au lieu de s’expliquer au tour d’une table, ces dirigeants, notamment des actionnaires, préfèrent se donner en “spectacle”.

Les opposants à l’actuel président dont Yazid Yarichène et Malik Azlef accusent le boss kabyle d’être la source du mal de la JSK. “Mellal a échoué dans sa mission” soutiennent-ils, affirmant sur tous les toits qu’il n’a rien fait depuis sa venue au club. De fait, disent-ils, Mellal doit rendre la tablier. D’ailleurs, Azlef a annoncé mercredi 20 janvier 2021 que Mellal n’était plus le président de JSK et qu’il venait d’être destitué par le club.

“Partez tous”

Une information qui a été vite démentie par la direction kabyle laquelle dans un communiqué rendu public a affirmé que Cherif Mellal était toujours en poste. Lors d’une conférence de presse animée le même jour, le boss des Canaris et ses soutiens, dont le porte-parole Mouloud Iboud, ont tiré à boulets rouges sur “l’autre clan”.

Une véritable guerre est déclenchée en somme entre les deux parties. Un état de fait qui n’est pas du goût des supporteurs qui estiment que la JS Kabylie a besoin de plus de sérénité. Ils soulignent en outre que ces dirigeants n’ont pas le droit de salir le club qui reste un symbole du football algérien.

La colère “de la rue” est montée en fait de plusieurs crans après cet épisode. Des inconditionnels du club n’hésitent pas à demander à ces dirigeants de laisser la JSK tranquille. “Partez tous”, crient-ils. Il est vrai qu’à travers ce conflit, c’est surtout la JSK, jadis exemple de sérénité et de stabilité, qui en pâtit.



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