Le ministre de la Santé n’écarte aucune éventualité

Le gouvernement avait adopté, dimanche 15 novembre, de nouvelles restrictions pour contenir la propagation rapide de la Covid-19. Le couvre-feu, qui était imposé de 20h à 5h sur une partie du territoire, a été étendu à 32 wilayas sur 48.

Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, a écarté, hier, le durcissement des mesures de confinement sanitaire, alors que le pays est confronté à une «seconde vague» de la péndémie de Covid-19, qualifié «d’alarmante». «Il n’y a pas de durcissement envisagé, mais il demeure envisageable.

Toutes les situations appellent à des mesures. Pour le moment, nous sommes dans une situation où les chiffres sont élevés. Mais, nous faisons face à la situation. Nous demeurons avec la même mobilisation», a-t-il déclaré, lors de son passage sur les ondes de la Radio nationale.

«Le durcissement des mesures de confinement sera envisagé si les chiffres montent beaucoup, en dépassant les chiffres admissibles. Nous sommes à plus de 1000 cas quotidiens (…) La situation est inquiétante et alarmante. Nous sommes en pleine deuxième vague.

C’est un terme utilisé même par l’OMS et les plus grands consultants en matière de Covid-19. Elle peut s’aggraver en raison du froid, de la promiscuité et de la rentrée», a-t-il ajouté.

Depuis début novembre, l’Algérie est confrontée à une forte reprise de la circulation du virus, alors que les hôpitaux ne sont plus en mesure de prendre en charge tous les patients. Le pays bat presque chaque jour le record de contaminations quotidiennes (1038 le 18 novembre).

Plus de 73 000 cas d’infection ont été recensés dans le pays depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février, dont plus de 2200 décès, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Le gouvernement avait adopté, dimanche 15 novembre, de nouvelles restrictions pour contenir la propagation rapide de la Covid-19.

Le couvre-feu, qui était imposé de 20h à 5h sur une partie du territoire, a été étendu à 32 wilayas sur 48. Reconnaissant un «épuisement» du personnel chargé des soins, Benbouzid a estimé que les services de santé ne sont pas totalement saturés comme rapporté ici et là.

Plus de 18 000 lits d’hospitalisation et 1500 lits de réanimation ont été mobilisés pour recevoir les patients Covid-19, alors que le pays enregistre actuellement l’hospitalisation de 7800 patients, soit 42%, en plus de 61% de lits de réanimation supplémentaires, qui sont prêts à recevoir de nouveaux patients (39% sont actuellement occupés, selon lui.

Le ministre de la Santé a relevé que les hôpitaux des wilayas de Tizi Ouzou et Sétif subissent une forte pression, tandis que dans d’autres wilayas, 5 ou 6 patients sont hospitalisés.

ce titre, il a évoqué un problème de «coordination qui fait défaut», même si, «globalement, la situation est maîtrisée.»

Interrogé sur l’opportunité de mettre sur pied des hôpitaux de campagne pour, éventuellement, faire face à un afflux de nouveaux malades, le ministre de la Santé s’est dit opposé à une telle éventualité, d’autant, a-t-il noté, que seuls 42% des lits réservés à travers le pays aux personnes contaminées sont occupés.

Toutefois, il a fait savoir que des hôpitaux de campagne sont prêts à être mobilisés en cas d’extrême urgence.

Par ailleurs, il a souligné que les établissements scolaires resteront ouverts, malgré les inquiétudes exprimées par les parents d’élèves et les syndicats du secteur de l’éduction. «Il est hors de question de sacrifier l’avenir des enfants sauf si une situation particulière s’installe», a souligné Benbouzid, évoquant «une contamination extra-muros.»

«Il nous appartient à nous de les protéger, c’est-à-dire trouver les meilleurs moyens pour les protéger, tout en demeurant au sein des écoles», a affirmé le ministre de la Santé.

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, était le premier officiel à avoir exclu la fermeture des écoles pour cause de recrudescence des infections au coronavirus. 


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