Hirak
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BGAYET (TAMURT) – En Kabylie, ils étaient, au départ, nombreux à croire qu’une nouvelle Algérie, unie dans la diversité, allait voir le jour dans le sillage du mouvement populaire de février 2019. Mais au fil des mardis et des vendredis, le doute s’installe, du moins à Vgayet (Bejaia).

Depuis la reprise des marches, après une trêve qui aura duré presque une année en raison de la pandémie de la Covid-19, les rangs des sceptiques grossissent. Dans la rue, il ne reste que des individus, dont quelques uns sont connus pour leur accointance avec le pouvoir en place ou bien la mouvance islamiste. Ces derniers se disputent les quelques arpents de bitume sur la rue de la Liberté, rebaptisée l’été dernier rue Hocine Aït Ahmed, chaque vendredi et mardi. Pour preuve, ce mardi 6 avril ils n’étaient pas nombreux à prendre part à la marche de la communauté universitaire organisée dans les rues de la ville de Vgayet. Et la plupart des manifestants ne sont autres que d’anciens transfuges des partis du pouvoir ou des partisans du mouvement islamiste Rachad.

Dans les rangs des manifestants, il y avait peu d’étudiants. Et la désaffection des habitants de la région trouve sa raison dans la trajectoire prise par le mouvement. Un mouvement qui tangue au gré des humeurs d’un pouvoir aux abois et les désidératas d’un mouvement intégriste Rachad qui chercherait à faire main basse sur la rebelle Kabylie. De par son histoire et sa sociologie, la Kabylie a su et saura déjouer toutes les manœuvres visant à briser ses aspirations reprendre un jour son destin en main.

Amayas D.



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