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A partir d’aujourd’hui et pour toute une semaine, la ville d’Oran va abriter un événement culturel de haute facture : la première édition des journées littéraires qui seront dédiées au regretté Hadj Miliani décédé le 2 juillet dernier.

Avec pour thème «l’être écrivain.e», ces journées sont organisées par un collectif comprenant des femmes et des hommes versés dans le monde associatif et la société civile. Le comité organisationnel comprend notamment Fatma Boufenik, enseignante-chercheure à l’université Oran2 Mohamed Ben Ahmed, coordinatrice du cercle FACM, et fondatrice de l’association Fard ; Benamar Nourine, journaliste ; Hamitou Djamila, enseignante retraitée, conteuse et membre du cercle d’Oran FACM ; Aouab Omar, responsable documentaliste et bibliothécaire ; Hadj Mouri Adnane, chroniqueur ; Aidouni Salima, enseignante en lettres françaises ; Belmokhtar Souad, sociologue indépendante et enfin Cheklalia Malik, éditorialiste.

Ces journées s’apparenteront d’ailleurs à une sorte de salon du livre tant le roman sera présent tout le long de ces journées qui s’étaleront jusqu’au 24 décembre prochain. «Pourquoi Oran, deuxième capitale de l’Algérie, ne peut pas avoir son salon international du livre, une ville qui pourtant a enfanté plusieurs écrivaines et écrivains tant d’expression arabe que latine qu’amazigh !

Certains de ses acteurs sont publiés dans toutes les langues et lus et appréciés à travers le monde. Pourquoi Oran, qui a reçu et adopté des écrivains depuis la période coloniale à ce jour, ne connaît-elle pas le retentissement culturel et littéraire que nous lui devons ?

Autant de questionnements que d’autres qui nous poussent à œuvrer ensemble de manière collective et autonome avec l’aide d’écrivain.e.s et d’artistes et d’autres partenaires qui ont accepté à nous accompagner gracieusement dans l’organisation d’un bel événement qui tout en étant hautement culturel, littéraire et artistique à la hauteur de nos capacités et de nos modestes moyens personnels», peut-on lire dans le dossier de presse ficelé à cet effet.

Aussi, les organisateurs ont bien spécifié que ces journées littéraires connaîtront, à partir d’aujourd’hui, leur première édition et s’engagent de facto à les pérenniser. Quant au programme, il sera disséminé dans une dizaine de lieux et autres espaces culturels, avec une moyenne deux activités par jour.

Au total, tout le long de cette semaine littéraire, le public sera convié à assister à cinq tables rondes, deux causeries, deux ateliers (écriture et lecture), une balade guidée et une cérémonie populaire, avec des partenaires institutionnels et institutions scientifiques, artistiques et culturelles de la ville d’Oran, à savoir l’Office de la gestion des biens culturels, le théâtre régional d’Oran, le Crasc, le CDES, F EYE Agency, l’Institut français d’Oran, l’Institut Cervantès d’Oran, mais encore les librairies Livres Arts et culture (Cavaignac) et Abdelkader Alloula (boulevard Soummam).

Plusieurs expositions sont également prévus durant ces journées, celle de Boujou Zenasni, de Sidi Attalah Karim, de Mounir Sariane ainsi que des projections de documentaires vidéos signés Hadj Fitas. Il faut savoir que le regretté Hadj Miliani appelait de ses vœux à l’organisation, à Oran, d’un salon du livre digne de ce nom, un souhait qu’il avait formulé auprès de ses amis une semaine à peine avant sa disparition. «Et c’est en réponse à son rêve que nous nous appuyons, en son hommage, pour organiser aujourd’hui cet évènement ‘Journées littéraires’ que nous espérons être à la hauteur de ses aspirations», écrivent les organisateurs dans le communiqué de presse.

De ce fait, l’objectif de cet événement, stipulent-ils, est de contribuer à la construction de «l’être écrivain.e», mais encore : «œuvrer et faciliter la rencontre entre auteurs et maisons d’édition ; créer une dynamique littéraire qui englobera l’écriture, l’édition, la distribution, la lecture, la recherche et l’art de la lecture à voix haute, et enfin permettre à des intellectuels de confronter leurs idées dans les domaines de la littérature écrite et orale, dans le domaine du patrimoine matériel et immatériel et autre lié à cet événements».

«Ces journées littéraires en hommage à Hadj Miliani, nous les voulons comme un espace dédié à la monstration de l’art d’écrire, d’apprentissage de l’écriture pour donner envie aux jeunes de devenir écrivains car pour nous l’acte ‘d’écrire’ et l’acte de ‘lire’ sont les symboles premiers de l’acte citoyen».


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