Marche du Hirak à Tizi Ouzou, le 22 02 2021
Marche du Hirak à Tizi Ouzou, le 22 02 2021

KABYLIE (TAMURT) – Afin de marquer le deuxième anniversaire de la première marche ayant inauguré le cycle des manifestations appelée aujourd’hui, on ne sait pas trop comment, « le hirak », la ville de Tizi Ouzou a abrité hier, une marche, à l’instar d’autres régions. Mais, à Tizi Ouzou….

Dans la ville de Tizi Ouzou, la majorité des slogans scandés ont été déclamés en langue arabe au grand dam des militants de la cause berbère qui ont sacrifié leur vie pour l’Amazighité, langue, culture et identité. Il y a eu, en effet, deux marches hier à Tizi Ouzou. La première est celle des avocats exerçant dans la wilaya et la seconde a été celle des citoyens de manière générale. Mais les deux manifestations qui se sont déroulées au centre-ville de Tizi Ouzou ont eu pour point commun cette profusion de slogans prononcés en langue arabe. Alors que dans l’histoire de toute la région, l’ensemble des marches ont eu comme langue principale d’expression, Tamazight, qu’est-ce qui a donc changé pour que des manifestants en plein cœur de la Kabylie se mettent à la langue arabe ?

La question mérite d’être posée. Et ce sont surtout les réponses qui doivent être apportées par les initiateurs de cette marche qui pourraient éclairer l’opinion. De nombreuses réactions d’indignation ont été enregistrées sur les réseaux sociaux concernant l’utilisation excessive de la langue arabe lors des marches de Tizi Ouzou au moment où, ailleurs, en dehors de la Kabylie, des parents d’élèves demandent à ce que l’enseignement de la langue tamazight pour leurs enfants soit supprimé. Par ailleurs, on a remarqué aussi que les slogans mis en avant durant cette manifestation du 22 février 2021 à Tizi Ouzou, allaient dans tous les sens sans dégager un véritable consensus autour d’un projet sur lequel tous les marcheurs pouvaient s’entendre.

Les idées pour lesquelles la Kabylie s’est battue depuis toujours ne sont pas ressorties lors de la marche d’hier. Ce qui pousse aussi à se poser plus d’une question sur les initiateurs cachés de ces manifestations et de ce « hirak » ainsi que sur ses véritables objectifs mais aussi sur le rôle imparti à la Kabylie dans ce « hirak ».

Idir Tirourda



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