Coronavirus à Tizi Ouzou
Coronavirus à Tizi Ouzou

KABYLIE (TAMURT) – La situation de la pandémie de la covid-19 a tout l’air d’être hors de contrôle à Tizi Ouzou où tous les hôpitaux sont saturés et où des patients meurent quotidiennement par manque d’oxygène.

Jusqu’à hier, près de 1 000 patients de la covid-19 étaient mis sous oxygène dans les différents établissements sanitaires du département administratif de Tizi Ouzou. Pratiquement, l’ensemble des malades admis en hospitalisation, aussi bien au centre hospitalo-universitaire Nedir-Mohamed que dans les EPH (établissements publics hospitaliers) des grandes villes, sont mis sous oxygène. Malheureusement, le nombre de malades présentant des formes sévères de la covid-19 ne cesse d’augmenter de jour en jour de manière effrayante. L’Etat semble complètement dépassé et débordé. Ce qui se traduit par l’absence d’initiatives concrètes en mesure d’arrêter une éventuelle hécatombe. Même les chiffres concernant le nombre de morts enregistrés dans la région sont confus. Personne ne sait combien de personnes sont mortes ces quinze derniers jours à Tizi Ouzou. Une chose est sûre toutefois : le nombre est très élevé et il bat tous les records relevés jusque-là, depuis le début de la pandémie.

Le manque d’oxygène est également flagrant. Les quantités disponibles et celles distribuées ces derniers jours, sont très loin de la demande exigée par les patients hospitalisés et dont le devenir dépend entièrement de leur mise sous oxygène jusqu’à leur rétablissement total. La situation est alarmante et en dépit de la mobilisation de toute la société civile, on ne peut pas prédire que les choses ne vont pas empirer dans les prochains jours. Car les chiffres sont têtus et la réalité est amère.

On a beau être optimiste, le constat édifiant ne peut que rattraper les moins pessimistes. Le laxisme prolongé, observé dans les quatre coins de la région depuis des semaines, ajouté à la démission et au manque d’autorité de l’Etat, a mené tout droit vers cette situation de flou total, de psychose et de détresse absolue.

Tarik Haddouche



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