Hopital Chahid Mahmoudi
Hopital Chahid Mahmoudi

KABYLIE (TAMURT) – Tous les hôpitaux du département de Tizi Ouzou sont saturés et n’ont plus de places libres afin d’accueillir les nouveaux malades atteints de la maladie de la covid-19. C’est la première fois qu’une telle situation hors de contrôle est enregistrée à Tizi Ouzou depuis le début de la pandémie de coronavirus en mars 2020.

Plus de 600 malades ayant contracté le coronavirus sont actuellement hospitalisés dans l’un des établissements sanitaires du département de Tizi Ouzou. Ce chiffre ne concerne que les cas graves nécessitant impérativement une assistance respiratoire et des soins intensifs car, tous les autres cas, se comptant par centaines, sont soit confinés chez eux, soit continuent de vaquer à leurs occupations le plus normalement du monde avec tous les risques de propagation qu’un tel comportement entraine inéluctablement.

Le centre hospitalo-universitaire « Nedir-Mohamed » du chef-lieu est débordé et saturé. En dépit du fait que de nombreux autres services soient libérés pour accueillir les malades de la covid-19, il n’en demeure pas moins que cet hôpital, le principal à Tizi Ouzou, ne peut plus en recevoir. Il est tout simplement plein. Il en est de même de tous les EPS (Etablissements Publics Hospitaliers) des chefs-lieux des dairas comme à Azeffoun, Michelet, Azazga, Boghni, Draa El Mizan et partout ailleurs. Dans ces derniers, on vit également une situation de saturation totale. Le personnel médical et paramédical est débordé et épuisé. Il ne peut plus continuer à faire face à l’afflux des malades de la covid-19 dans de telles conditions. Des appels de détresse sont lancés quotidiennement par les directeurs de ces établissements et par les médecins. Mais les responsables du secteur semble dépassés et ne savent pas où donner de la tête face à la complexité de la situation.

Face à l’absence de communication fiable, on assiste à une vague d’informations donnant froid au dos et faisant état de dizaines de morts par jours dans les quatre coins du département de Tizi Ouzou. Bien sûr, on ne sait pas s’il s’agit de vrais chiffres ou de chiffres produits par la psychose collective et justifiée qui règne dans l’esprit des citoyens depuis au moins quinze jours.

Idir Tirourda



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