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Le tronçon de la RN 12 allant du lieu-dit Aguemoune Oukardouche, dans la commune d’Adekar, au branchement de Zekri, sis à l’entrée du village Tizi N’ Tghidhet, à la lisière de la wilaya de Tizi Ouzou est en état de délabrement avancé. Les nids-de-poule, les parcours affaissés et le rétrécissement de la chaussée à certains endroits rendent la circulation sur ce trajet, difficile, voire dangereuse pour les véhicules poids lourds.

Les chauffeurs de camions qui s’approvisionnent à partir du port de Béjaïa n’ont pas le choix que de supporter les risques qu’engendre cette traversée en se rendant à Tizi Ouzou. Pour les automobilistes de Jijel et de Béjaïa qui aiment rejoindre Alger ou Tizi Ouzou, via cette route nationale pour admirer la beauté des paysages de l’Akfadou, cela représente un sacrifice matériel. «Certes, la couche du béton bitumineux a été refaite plusieurs fois, mais il suffit de quelques mois pour qu’elle se détériore à nouveau, et ce, à cause, d’abord, de la vieillesse de son terrassement qui remonte à l’ouverture de cette route par l’armée coloniale vers la fin du XIXe siècle », dit un conducteur de camion, qui ajoute : «C’est un terrassement conçu pour résister juste aux petits engins, calèches, bus et petits camions à vapeurs à l’époque».

Or, présentement, des centaines de camions de grand tonnage la traversent quotidiennement, dont certaines semi-remorques transportant des bobines de tôles ou des fardeaux de ronds à béton dépassent les 70 tonnes en PTC (poids total en charge). La seconde cause est le climat aride à cette altitude dépassant les 900 m. «Avec une forte pluviométrie et l’action du gel et dégel, le bitume posé, qui n’est pas approprié à ce genre de zone, finit rapidement par se fissurer et s’effriter», explique-t-on.

Portant, les autorités centrales sont conscientes de l’importance économique que revêt cette route nationale. Elle représente la troisième voie, après la RN 9 et la RN 26, qui desservent le port de Béjaïa. D’ailleurs, dès 1972, un bureau d’études italien a été engagé pour moderniser la RN12 d’El Kseur à la limite de Béjaïa-Tizi Ouzou. Mais l’étude a été refaite par un bureau national, et les travaux ne sont entamés qu’en 1986.

Trois entreprises, ETR de Béjaïa, ETR d’Akbou et la SNTP ont été engagés à réaliser les travaux, mais celles-ci ont fini par abandonner au début de l’année 1994 pour des raisons d’insécurité. Depuis, les travaux de modernisation n’ont jamais été repris, voire oubliés. Les autorités se sont contentées vers la fin 1990 juste de libérer la circulation en retapant certains tronçons devenus impraticables aujourd’hui. Du côté de la wilaya de Tizi Ouzou, ce n’est aussi qu’une autre désillusion.

Les travaux de réalisation d’une autoroute, devant relier la ville de Tizi Ouzou à la limite de la wilaya de Béjaïa, ont été stoppés à la sortie est de la ville d’Azazga, abandonnant ainsi un itinéraire de 18 km.


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