Covid-19
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VGAYET (TAMURT) – En tout, 767 personnes seulement ont été vaccinées contre la Covid-19 au niveau du centre de vaccination de Sidi Ali Lebhar, depuis le lancement de la campagne vaccinale au mois de février 2021. Tout Vgayet n’avait reçu qu’un quota dérisoire de 775 doses de vaccin. Les promesses du pouvoir algérien d’acquérir le vaccin en grandes quantités, en se vantant d’en offrir même à la Tunisie, ne sont pas tenues. La capacité de vaccination s’est avérée insignifiante sur le terrain, contrastant ainsi avec le discours officiel. Les promesses de l’Administration algérienne ne sont décidément que du vent.

La campagne de vaccination contre la Covid-19 avance à pas de tortue à Vgayet et partout d’ailleurs en Kabylie. Selon les chiffres communiqués, ce mardi 06 mars, par un responsable au centre de vaccination de Sidi Ali Lebhar, sis à proximité de l’aéroport Soummam – Abane Ramdane, le nombre de vaccinés à ce jour contre le coronavirus ne dépasse pas les 800 individus. « Nous avons pu vacciner à ce jour 767 personnes et nous avons plus de 800 autres individus inscrits sur la liste d’attente. Pour le moment, l’accès à la vaccination concerne uniquement ceux qui travaillent dans la santé et les personnes âgées atteintes de maladie chronique », a affirmé ce responsable. Bien que la vaccination soit indispensable pour endiguer la pandémie, ni le vaccin ni la logistique ne sont disponibles pour mener à bien cette opération. Actuellement, cette campagne vaccinale s’apparente à du bricolage. Si le personnel médical peine à se faire vacciner, comment peut-on croire à la promesse d’une vaccination de masse. A noter que beaucoup de kabyles, notamment ceux qui se retrouvent bloqués à l’étranger, souffrent de la gestion chaotique de la crise sanitaire par le pouvoir algérien.

En effet, cela fait une année que les frontières ont été fermées. Les vols de rapatriement d’Air Algérie ont été suspendus début mars à une date indéterminée. Hier, l’ancien joueur de football d’origine kabyle, Hassen Yebda, a lancé un cri de désespoir suite au refus des autorités consulaires algériennes de lui délivrer ainsi qu’à sa famille une autorisation pour accompagner la dépouille de son père, décédé récemment en France des suites d’un cancer, en vue d’un enterrement en Kabylie, exactement à son village natal Taourirt Aden (Mekla), selon le souhait du défunt. « Le fait d’envoyer son corps sans sa famille, nous le vivant très, très mal », a confié Yebda sous le coup de l’émotion.

Pour rappel, le 22 mars dernier, le pouvoir algérien avait instruit ses ambassades en France et en Turquie à l’effet d’accorder, en cas de décès d’un expatrié, des autorisations à quatre membres de sa famille au maximum pour accompagner sa dépouille au pays dans le cadre d’un vol de rapatriement. Cette mesure a été suspendue quelques jours seulement après son entrée en vigueur. Tout cela renseigne sur le degré élevé d’amateurisme et de bricolage qui caractérise la gestion de la crise sanitaire par les autorités algériennes.

Arezki Massi



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